Synopsis :2h37 pm. Le corps d'un adolescent est retrouvé dans les toilettes du lycée. Le film remonte alors le temps pour suivre le début de journée de six lycéens et tenter de faire la lumière sur ce qui s'est passé.
Fiction, interviews réalistes et points de vue opposés se mêlent, tandis que les adolescents se retrouvent confrontés à leurs problèmes. Des angoisses les plus banales (intégration, relations amoureuses, pressions scolaires), aux plus sombres,... l'adolescence se révèle être pour eux l'âge où il faut choisir entre vivre et mourir.
Fiche technique :Titre original : 2:37 (ou encore) Two Thirty 7
Réalisateur : Murali K. Thalluri
Scénario : Murali K. Thalluri
Pays : Australie
Genre : Drame
Année : 2006
Interprètes : Frank Sweet, Joel Mackenzie, Teresa Palmer, Marni Spillane, Clementine Mellor
Durée : 94 minutes
Autour du film :Le réalisateur Murali K. Thalluri, a expliqué au cours d'une interview que l'idée du film est venu après qu'il eut reçu la video où une amie lui expliquait qu'elle allait se suicider, à la suite de la mort de cette dernière. Cette vidéo a particulièrement choqué le réalisateur et il a décidé de faire un film qui dénonce le malaise de la jeunesse. (Murali affirme cependant dans le making off du DVD qu'il aurait écrit la première mouture du scénario le lendemain de sa propre tentative de suicide).
Mon avis :Ce film est tout simplement un chef d’œuvre ! Émotion garantie ! Le réalisateur à souhaité nous montrer, en plan rapproché, les scènes les plus dramatiques afin de nous plonger de façon plus profonde dans le calvaire que vivent chacun des personnages.
L'une des phrases prononcée par le personnage de Luke à la fin du film décrit parfaitement la situation : "Il arrive que parfois, tu es si focalisé sur tes propres problèmes, que tu ne fais plus attention à personne."
La scène finale nous transperce littéralement et nous submerge. On y vois l'hésitation, ensuite vient le passage à l'acte, et pour finir, les derniers soupirs. Le tout n'est jamais implicite car même lorsque la paire de ciseaux tranche la veine, le spectateur voit l'action de près (et pas en plan large comme le feraient certains films).
Par ailleurs, la musique est également magnifiquement choisie, notamment la musique récurrente (Gymnopédie No 1 d'Erik Satie) ainsi que la musique finale (Pie jesu d'Andrew Lloyd Webber).
Toutefois, étant donné qu'à la suite du visionnage de ce film, notre moral n'en ressort pas indemne, je serais tenté de le déconseiller pendant les périodes de déprime.